Un peu de culture aussi…

Il n’y a pas que la politique dans la vie (et heureusement).

Il y a aussi la culture. Et tant qu’à avoir un blog, autant partager certaines bonnes surprises, que ce soit en musique, en ciné, à l’opéra, ou même des expos.

De temps en temps donc, j’ajouterai des critiques ou des courts messages qui iront dans la catégorie Culture, en espérant faire découvrir de temps en temps quelque chose à quelqu’un 🙂

Prochainement donc, mon premier billet dans le genre sur le film Mary et Max, un petit bijou

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Brève : Jean Sarkozy abandonne

Dénonçant des « manipulations » de la part de professionnels de la « désinformation », Jean Sarkozy décide de leur donner raison, de son point de vue, en laissant tomber en définitive la présidence de l’EPAD. Je l’en remercie.

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La liberté de la presse régresse en France

22 octobre 2009 1 commentaire

Loin d’être parfait, le classement de Reporters Sans Frontières sur la liberté de la presse permet au moins d’avoir une estimation des progrès effectués. Lorsque progrès il y a, bien sûr, ce qui n’est pas le cas pour la France, qui perd 8 places et qui voit sa note diminuer par rapport 2008 (enfin augmenter, l’échelle étant inversée).

Bilan : 43ème place sur les 175 pays présents dans le classement, ce qui nous place tout juste dans le premier quart de la classe. Et surtout, entre le Surinam (42) et le Cap-Vert (44), derrière des pays comme l’Uruguay (29) ou le Mali (31)

A quoi sont dus ces résultats ? Ce n’est pas lié à la qualité éditoriale des journaux (contrairement à ce que voudrait nous faire croire M.Lefebvre, prochain héros d’une rubrique qui lui sera consacrée), mais aux pressions répétées sur les journalistes français. Parmi celles-ci, on citera les gardes à vue et autres mises en examen, ainsi que quelques perquisitions, dans les bureaux du Canard Enchaîné, par exemple. Relativement fréquentes dans nos contrées, ces procédures légales sont le fruit de la frontière toujours difficile à établir de la liberté d’expression. Pas évident donc de faire un amalgame et de pouvoir dire : « elles sont toutes abusives » ou « elles sont toutes justifiées ». Mais la France a également perdu quelques points suite à la réforme de l’audiovisuel public.

Depuis cette réforme en effet, le Président de la République a le pouvoir de nommer le président de France Télévisions. Les événements récents (cf billet précédent) ont démontré qu’on ne manquait pas en France de personnes ayant à cœur de faire plaisir à notre président, ce qui laisse craindre le pire pour les années à venir. M. de Carolis se défend comme il peut, mais il est à craindre que ses efforts ne se révèlent inutiles. Il devrait aller sans dire que l’exécutif ne devrait pas s’immiscer dans le médiatique, mais apparemment il s’agit d’une idée qui ne paraît pas évidente à tous les démocrates de ce pays.

La liberté de la presse, la liberté de parole, sont des garanties que seules peuvent accorder les véritables démocraties. Il faut donc s’assurer que ces libertés sont respectées, et même être particulièrement vigilants, car ce sont les libertés les plus facilement attaquables. Les médias font une cible facile pour les hommes politiques, et ils sont loin d’être parfaits. Mais la stratégie est connue : plutôt que de se remettre en cause, on attaque celui qui a pointé du doigt vos erreurs. On n’a pas entendu M.Lefebvre critiquer les médias lorsque l’on voyait M.Sarkozy partout, à la suite de son élection. On apprécierait qu’il s’abstienne également en l’occurrence de ce genre de commentaires.

La liberté de la presse en France peut progresser, ou régresser. On voit dans quel sens elle se dirige actuellement. Il faudra s’en souvenir en 2012.

http://www.rsf.org/fr-classement1001-2009.html

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Népotisme et mauvaise foi: Jean Sarkozy à l’EPAD

16 octobre 2009 2 commentaires

Il y a quelques temps, nous avons appris avec une certaine surprise la future élection de M. Jean Sarkozy au poste de président de l’EPAD. Pour y parvenir, il aura bénéficié du retrait de M. Marseille, administrateur de l’EPAD et représentant du département des Hauts de Seine au sein du conseil d’administration. Dans cette affaire, 3 personnes ou groupes de personnes ont illustré tour à tour ce que l’on peut observer de pire dans le jeu politique. Jean Sarkozy, les membres du conseil d’administration de l’EPAD, ainsi que les personnalités de la droite ayant volé au secours du « dauphin ».

Futur président de l'EPAD

Jean Sarkozy, futur président de l'EPAD ?

Clarifions d’entrée que le problème est bien celui de la compétence, de l’expérience de M. Sarkozy, et non celui de son âge, ni de sa légitimité juridique. Les jeunes ont le droit de vouloir s’investir, et en tant que conseiller général, M. Sarkozy a le droit d’accéder à ce conseil d’administration. Mais personne ne peut nier que disposer d’un bac+1 pour diriger une structure de cette importance semble un peu léger. Rappelons que la Défense est le premier quartier d’affaires européen, dont l’administration intéresse donc le pays tout entier, et non les seuls habitants des communes limitrophes.

Commençons donc par les membres du conseil d’administration de l’EPAD, au premier rang desquels M. Hervé Marseille. Difficile de ne pas voir dans leur attitude, et dans le retrait de M. Marseille,  une servilité à l’égard du nom même de Sarkozy. La pire des censures, c’est l’auto-censure. Quand le pouvoir n’a même plus besoin de donner de consignes, mais que ses représentants agissent uniquement dans le but de plaire à l’échelon supérieur. En leur âme et conscience, je n’ose imaginer que les membres de ce conseil considèrent que parmi tous les candidats possibles, et chacun sait qu’ils sont nombreux, Jean Sarkozy soit le plus compétent. L’inéluctabilité de l’élection, affichée d’emblée, paraît donc pour le moins douteuse.

Ensuite, les différentes personnalités de la droite qui ont tenté de défendre l’indéfendable, faisant preuve d’une mauvaise foi inébranlable. M. Chatel est allé jusqu’à évoquer une « chasse à l’homme » à l’encontre de M. Sarkozy, dans un amalgame que les plus audacieux auraient refusé d’imaginer. Il y a ceux qui font semblant de croire que la critique porte sur l’âge de M. Sarkozy (Guaino), défendant haut et fort la possibilité pour les jeunes d’accéder aux responsabilités, ce que personne ne conteste. Il y a ceux qui insistent lourdement sur la « légitimité », faisant de la question un simple problème juridique – et de ce point de vue, la procédure est respectée – omettant volontairement que si le candidat a techniquement le droit d’être élu (grâce à la servilité sus-mentionnée), il n’est certainement pas le plus qualifié pour ce poste (Jouanno, Copé, Pécresse). Et il y a ceux, mes préférés, qui contre vents et marées, poussent le ridicule jusqu’à affirmer que oui, M. Jean Sarkozy est bien le plus qualifié pour ce poste (Mme Balkany). Signalons au passage que si M. Jean Sarkozy est véritablement le mieux placé, l’avenir est sombre pour l’UMP dans les Hauts de Seine, dont les élus, malgré leur âge parfois avancé, ne parviennent pas à justifier de plus de deux ans d’expérience et un niveau bac+1.

Tous concentrent leurs réactions sur l’un ou l’autre aspect (validité juridique, promotion de la jeunesse…), mettant de côté le véritable problème, l’expérience et la formation plus que lacunaire du candidat.

Enfin, le premier responsable de toute cette affaire, M. Jean Sarkozy lui-même. M. Sarkozy, a certes été élu conseiller général dans son canton, puis président du groupe UMP de ce même conseil général, mais pense-t-il sérieusement qu’il serait arrivé là si son nom avait été différent ? Combien de jeunes de son âge parviennent à ces responsabilités ? Est-ce vraiment un hasard si c’est tombé sur lui ? Est-ce vraiment de par son seul talent, que des responsables dans son parti, plus âgés et plus expérimentés (encore un petit coucou à M. Marseille), plus qualifiés aussi, se sont effacés pour lui permettre de gravir ces échelons ? Comment peut-il ne pas au minimum en douter ?

Il travaille dans le cadre de ses fonctions, personne ne songe à lui retirer cela. Il souhaite être jugé sur ses actes, et qu’il soit rassuré, il le sera. Mais il ne s’agit pas de cela ici. Il s’agit de savoir s’il est le meilleur candidat à ce poste, et la réponse est non. Je le sais, la France entière le sait, lui-même le sait. Ce qui veut dire que s’il accède à cette responsabilité, ce ne sera pas du fait de sa compétence et de son expérience, mais d’autre chose. De quoi peut-il donc s’agir ? Est-ce qu’une quelconque autre considération que celle de la compétence devrait rentrer en ligne de compte dans le cas présent ?

Outre ces questions, je voudrais signaler au jeune candidat qu’il s’agit là d’un très mauvais départ pour sa carrière politique (qui n’en est encore qu’à ses débuts, soyons-en sûrs). Je lui concède une certaine habileté dans ses propos, qui ne résistent cependant pas à l’examen. Oui, M. Sarkozy sera toujours particulièrement observé et critiqué du fait de sa filiation. Mais ce n’est pas pour cela que les critiques seront injustifiées, et en l’occurrence, justifiées, elles le sont. Sachant qu’il subira l’examen constant, M. Sarkozy devrait au contraire faire profil bas, achever sa formation, et progresser lentement comme toute personne souhaitant s’investir en politique.

En conclusion, on constate que les élus de droite ont démontré qu’ils étaient capables de défendre le népotisme, quasiment unanimement. Que certains plaçaient plus haut sur leur échelle de valeurs le service à la hiérarchie partisane que l’honnêteté intellectuelle.

Il faudra s’en souvenir en 2012.

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Introduction

Bonjour à tous, et bienvenue sur ce blog.

Son objectif est simple : avoir les armes pour prendre une décision éclairée en 2012, quand l’opportunité de faire un choix important pour le pays se représentera.

Je me suis rendu compte que souvent, lorsque l’on veut critiquer l’action de tel ou tel personnalité politique, les exemples manquent, car il est difficile de tout retenir de ses indignations, particulièrement quelques années après.

Je compte donc conserver ici une trace de tout ce qui me paraîtra choquant, ou particulièrement significatif dans l’action des personnages politiques de notre pays, afin de pouvoir, le moment venu, disposer d’arguments concrets.

Dans la mesure où ce blog n’a pas pour but direct de réagir à l’actualité, ses billets ne seront pas toujours rédigés au cœur des débats, ce que je considère comme un avantage : la vision des faits est toujours plus claire après coup.

De plus, ce blog devant s’inscrire dans la durée, je ne remplirai pas mes notes de liens, qui probablement ne seront plus accessibles en 2012. J’essaierai en revanche en début d’article de replacer quelques éléments de contexte, pour nous permettre de nous rafraîchir la mémoire dans 3 ans.

C’est un travail de longue haleine, qui portera l’essentiel de ses fruits d’ici 3 ans (si j’ai le courage de tenir jusque-là !).

En 2012, il y aura des promesses pour l’avenir, et nous aurons ainsi des souvenirs du passé.

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